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Message Publié : Mar Nov 20, 2018 8:23 pm 
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Ma MCC: j'en ai pas
c'est Philippe Charbonneau qui a dessiné la C1


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Message Publié : Mar Nov 20, 2018 8:32 pm 
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Tiens, voilà qui est étonnant! :shock:
J'ai été un peu curieux et effectivement il a travaillé quelques mois chez General Motors. Il va faire nombre de dessins mais on le fera travailler sur certaines pièces.
Ce sont alors des stylistes Américains qui héritèrent de ses croquis et qui s'en inspirèrent pour signer la ligne de la Corvette. Charbonneaux en revendique la paternité, ce qui serait vrai et faux d'après ce que j'ai pu vaguement lire.
Très intéressant en tout cas, je ne connaissais pas cette aventure Américaine de notre styliste Français. :bubu


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Message Publié : Mar Nov 20, 2018 9:31 pm 
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"Mercedes-Benz Type SS."

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"Un éléphant blanc en Inde."

L'union entre Benz et Mercedes en 1926 donne naissance à une marque dont les ambitions sont immenses. En ce temps ils ne sont pas les seuls car les marques de grand prestige sont très nombreuses, l'automobile est chère, autant qu'elle le soit le plus possible! Mais rares sont celles qui finiront par survivre à la standardisation, à la baisse des coûts des modèles et à l'arrivée de voitures abordables rendant cet objet moins élitiste et plus populaire que jadis.
En 1927, la Type S conçue en partie par Ferdinand Porsche pose les choses, les nouvelles Mercedes-Benz ne sont pas là que pour faire de le figuration où épater la galerie avec de flamboyants modèles aux mécaniques d'un autre âge. La Type S c'est un châssis de grande qualité et surtout un moteur six cylindres en ligne qui peut s'adjoindre les services d'un fabuleux compresseur Roots faisant décupler sa puissance pour parfois lui faire dépasser les 200 chevaux, c'était tout simplement énorme!
La Type S adopte cette lettre pour le mot "Sport" tout simplement. Son fabuleux bloc 6.7 litres est une véritable machine de guerre qui avec le compresseur porte sa puissance à 225 chevaux. Un mot sur cet artifice, il s'engage en appuyant à fond sur la pédale d'accélérateur, un peu comme un "kick down" sur une boite automatique mais dans une chevauchée bien plus sauvage! La plupart des Type S se livrent sous la forme de châssis nu, le riche client n'est en général plus à cela près.
Un an plus tard, en 1928, la version "SS" est présentée, "SS" signifie "Super Sport", ce qui veut dire qu'elle peut faire encore mieux! La cylindrée devient pachydermique, 7065 Cc, on surnomme ces modèles les "éléphants blancs" car bien que dotés de puissances incroyables, le poids et la taille de ces modèles n'en faisait pas des modèles sportifs, un vrai gâchis que la "SSK", pour "Kurtz", "court" en Français, va vite faire oublier, lire l'article publié hier dans cette même visite.
Mais notre modèle ici exposé est une "SS" de 1928, cette version au style exceptionnel a été exposé au salon de Paris 1928. Son dessin est à couper le souffle et nous montre que l'on pouvait aussi ciseler des voitures qui ne ressemblaient pas forcément à des boites à chaussures. Cette "SS", on la croirait sortie d'un dessin animé, son empattement immense lui impose de mettre son essieu avant à l’extrémité de la proue de l'auto. L'interminable capot donne l'impression que le poste de pilotage a été reculé sous l'effet de l'accélération! Regardez, les portes frôlent les ailes arrières tandis que celle du devant sont à une distance incroyablement lointaine, imaginez circuler avec une telle voiture! Le mince pare-brise légèrement incliné et le châssis surbaissé lui confère une allure unique, cette Mercedes à un look incroyable!
Mais c'est dans les détails qu'elle prouve aussi son pedigree d'exception, tout a été traité de luxueuse manière et aucun détail n'a été oublié. La calandre est ici protégée d'un fine grille chromée et de petits grillages sont aussi installés sur les optiques de phares afin de les protéger des gravillons. Car oui, les routes de la fin des années 20 étaient loin d'être celles que nous avons aujourd'hui. A droite on voit les tubulures d'échappement striées et argentées de ces modèles à compresseur, un "signal" fort que la marque "Excalibur" fera renaître sur ces modèles qui copient ces Mercedes de cette époque. Les marchepieds sont ornés de bois et habillés de baguettes chromées que l'on retrouve sur les coffres aménagés en amont des ailes. Les pare-chocs sont à double lame et recouverts de chrome, un matériau à l'aspect qualitatif et riche qui ne cesser de croître avec le temps et qui remplace le doré de ornementations en cuivre. Enfin deux roues de secours posées presque à la verticale finalisent le dessin de cette voiture dont la ligne est à couper le souffle.
Dedans c'est un luxe aussi poussé qui habille les garnitures recouvertes de cuir clair. Un cuir tressé qui est utilisé comme poignées, toujours dans ce souci du détail. De superbes boiseries ouvragées maintenues par de la visserie nickelée couvre toutes les parties de la carrosserie pour la rendre invisible de l'intérieur. L'instrumentation est digne d'un avion de chasse, compteurs, manomètres et divers boutons parsèment une planche de bord elle aussi recouverte de bois. Enfin des touche claires couleur ivoire sont disposées sur le volant, le pommeau de levier de vitesses et les manettes installés au centre du volant et servant je pense à régler l'avance de la puissante mécanique.
On y trouve ici le six cylindres de 7065 Cc à compresseur qui sort sur ce modèle la bagatelle de 200 chevaux, elle peut ainsi atteindre les 190 Km/h.
Cette voiture à tapée dans l’œil du Maharadja de Jammu du Cachemire, Hari Sing. L'homme la veux et l'aura. Il demandera à faire passer son volant de gauche à droite, l'Inde étant une colonie Britannique dans laquelle on roule dans le "mauvais sens". Et puis après tout un éléphant blanc à parfaitement sa place en Inde non? Les modifications seront faites en Allemagne et la voiture partira par bateau pour l'Inde. Elle est revenue sur ses terres depuis après avoir visité l'Amérique où elle foulera les pelouses de Peeble Beach. Propriété de Mercedes-Benz, elle est l'une des plus belles voitures exposée dans cette pièce qui ne manque pas de morceaux de bravoure.

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Message Publié : Mer Nov 21, 2018 6:31 am 
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"Ford Thunderbird."

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"Un oiseau du tonnerre."

Le démarrage difficile de la Corvette en 1953 donne à Ford l'idée de lancer également un petit coupé au format Européen. En ce début des années 50 l'Amérique ne produit que des grosses voitures, elle semble incapable de fabriquer de petits modèles aux standards du vieux continent. Pourtant ces roadster venus d'Italie et d'Angleterre plaisent aux USA, ils déferlent par bateaux entiers.
C'est donc Chevrolet qui tente en premier d'apporter sa réponse à ce débarquement un peu trop envahissant à son goût. Les débuts sont difficiles si bien que Chevrolet hésite à faire avorter la carrière de sa nouvelle Corvette. C'est deux ans plus tard que Ford lance une rivale qui reprends une recette identique mais avec un look différent, elle se nomme Thunderbird et est commercialisée en 1955.
Elle est une sorte de correctif de la Corvette et va d'office lui imposer un moteur V8. La ligne est elle aussi dans une tendance opposée, elle ne veux pas imiter l'école Européenne et conserve les codes stylistiques de l'Oncle Sam, elle est aussi plus longue et mesure 4.62 mètres.
Son style justement est son argument premier, une réussite totale. La ligne de caisse est horizontale, l'avant offre des phares avancés au but des ailes et une calandre assez sobre est aménagée dans la partie basse de la proue. Deux décorations circulaires chromées en forme de réacteur décorent cette dernière, c'est la grosse mode aux USA à l'époque, tout comme l'inévitable pare-brise panoramique. Cet avant est relativement allongé, une entrée d'air est posée sur le capot afin de revendiquer sa sportivité. Les ailes sont de grandes dimensions et décorées par de fictives aérations inclinées. C'est d'ici qu'un coup de crayon sous la forme d'une légère découpe s'étire jusqu'aux ailes arrières. Quand parfois les stylistes semblent avoir tout donnés sur l'avant et achèvent à la hâte un postérieur, ce n'est pas du tout le cas ici. De petits ailerons surmontent les feux circulaires rouges en forme de tuyères d'avion à réaction. Deux autres sont placés plus bas et sont recentrés autour de la plaque d'immatriculation, c'est de là qu’émergent les sorties d'échappement. La trappe à carburant est quand à elle inséré dans le couvercle de coffre! Décidément, ils ne manquaient pas d'imagination ces Américains! Enfin un superbe hard top est disponible et une fois ce dernier installé, la T'bird se transforme soudain en véritable coupé.
Si l'intérieur diffère de la Corvette dans son dessin mais la philosophie est identique. Tout y est savoureusement ouvragé dans un style délicieusement fifties. C'est gai, coloré et très stylisé. Compteur central semi circulaire encadré par deux autre de forme ronde, bandeau en aluminium qui traverse la planche de bord et se poursuit sur les garnitures, c'est vraiment un univers que j'apprécie et qui manque beaucoup dans nos voitures contemporaines.
Le moteur est un V8 de 4784 Cc fort de 195 chevaux. Elle est donnée pour 200 Km/h et peut atteindre le 0 à 100 en 10 secondes.
C'est un carton dès son lancement, elle foudroie la Corvette en terme de ventes! Elle est en fin de compte similaire dans le fond mais pas dans la forme. La Thunderbird est en acier et plus lourde. Elle est aussi plus luxueuse et ostentatoire que la Corvette, les clients voient en elle une véritable voiture Américaine plus qu'un roadster typé Européen, ce qui est vrai dans le fond.
En 1956 on retravaille le modèle, comme toutes les voitures en Amérique à cette époque, chaque millésime apporte un lot important de nouveautés, il faut sans cesse séduire et vendre. Si l'avant reste identique, la poupe s'offre une roue de secours posé à la verticale sur la malle arrière façon "Continental kit". Le bouclier en chrome massif est entièrement nouveau et les sorties d'échappement se font désormais dans les coins de pare-choc. On note aussi de nouveaux enjoliveurs de roues ainsi que des flasques qui recouvrent partiellement les roues arrières. La cylindrée est revue à 5113 Cc et la puissance passe de 195 à 215 chevaux, 225 pour la version automatique. Enfin un nouveau hard top à hublot est disponible, un accessoire délicieux indispensable sur ce roadster de toute beauté. A bord en revanche aucun changement visible, tant mieux d'ailleurs!
Pour le millésime 1957 la voiture est plus largement restylée. L'avant est épuré, fini les bouches de réacteur dans la calandre, un pare-choc plus ouvragé fait un crochet en dessous ce qui lui donne une bouche plus large. Deux pointes en forme d'obus ont poussées sous les optiques, toutes les Américaines où presque s'offrent cet artifice que l'on verra même en France chez Simca. Les clignotants ronds ont disparus et sont intégrés à ce nouvel ensemble chromé.
De profil on découvre un changement plus important sur les emboutis, un pli voit le jour au niveau des poignées de portes et s'étire vers l'arrière. Les pointes de ces nouveaux ailerons sont plus inclinés et prononcés, ils font disparaître les feux disposé auparavant dans leur partie supérieure. Les feux ronds rouges sont d'un dessin différent aussi. La roue de secours ne sera restée l'espace que d'un millésime car en 1957 elle réintègre l'intérieur du coffre. Ce denier a été simplifié et ne possède plus la trappe à carburant du premier modèle, cette dernière est creusée dans l'aile arrière droite. Le pare-choc est lui aussi plus sobre, adieu les faux extracteurs d'airs même si les sorties d'échappement y trouvent toujours leur place mais sous une forme oblongue. A bord la planche de bord à peu changée, on note un bloc d'instrumentation plus massif mais qui reste en forme de demi-lune mais parsemé de 5 compteurs ronds. Les placages en aluminium sont toujours d'actualité tout comme les couleurs gaies qui illuminent ce petit habitacle si chaleureux.
Plusieurs V8 sont proposés au choix, les puissances s'étalent de 212 à 285 chevaux.
Au cours de ces trois millésimes la Thunderbird aura rencontré un vif succès. Pour l'année 1958 elle est entièrement modifiée et monte d'un cran sur tous les plans. Devenue un grand cabriolet, elle s'éloigne maintenant radicalement de la Corvette qui elle va enfin réussir à voir ses ventes décoller doucement. Ce sera très différent pour la Thunderbird qui finira par devenir un immense paquebot à la fin des années 70 et périra avec le naufrage de ces modèles trop énergivores d'une autre ère. La Corvette fidèle à ses convictions passera ce cap et reste aujourd'hui avec la Mustang deux modèles qui n'auront jamais quittés le catalogue depuis le début de leur production.
Si vous avez bien suivi ces quelques lignes, vous en déduirez que cette Thunderbird est du millésime 1957, sa dernière année de production sous cette forme. Appréciez aussi sa teinte pas courante qui lui va à ravir, elle restera l'une des voitures Américaine les plus marquante des années 50.

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Message Publié : Mer Nov 21, 2018 7:57 am 
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La Merco en impose, et la T-Bird... :plie:

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Splendide la Mercedes et la T-Bird: mon coup de cœur d'Automédon :bave: :plie: :bave: :plie: :bave: :plie:

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et mégane 3 CC dynamique blanc nacré
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ttersu a écrit :
La Merco en impose

Franchement je comprends que l'on soit insensibles aux modèle des années 20/30 mais cette Mercedes était vraiment à part et de toute beauté.
Imaginez cette voiture au milieu des autres au moment de sa sortie, elle devait vraiment hyper futuriste!


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guigui276 a écrit :
la T-Bird: mon coup de cœur d'Automédon :bave: :plie: :bave: :plie: :bave: :plie:

Oui, tu me l'avais dit, je m'en souviens bien! :bubu


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Message Publié : Mer Nov 21, 2018 9:51 pm 
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"Mercedes-Benz Lo 2000 Diesel Pritschenwagen."

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"Au travail!"

Quand on pense à une marque comme Mercedes on a comme image une berline noire où une décapotable grise, c'est oublier que la marque Germanique produira en masse des véhicules utilitaires et des poids lourd. C'est assez amusant car ça prouve qu'une marque de haut prestige peut aussi vendre des véhicules "besogneux" sans grand rapport avec l'image qu'elle donne de sa gamme de modèles automobiles.
Et l'histoire ne date pas d'hier car dès 1896, Daimler propose déjà un utilitaire. Certes il est plus que rustique, c'est une sorte de charrette sans cheval et dotée d'un moteur. Reste que ce modèle est historique, c'est en quelque sorte le premier camion de l'histoire!
De son côté Benz riposte en 1900 avec carrément tout une gamme d'utilitaires. L'aventure motorisée va vite et ces véhicules commerciaux sont presque plus demandés que les voitures. Oui, transporter du matériel de cette manière, sans animal, c'est une véritable révolution! C'est sans compter le domaine militaire qui va lui aussi être bouleversé par cette motorisation de masse, les casernes vont commander un grand nombre de camions bien avant la première guerre mondiale. Idem pour les services comme les pompiers où les forces de l'ordre par exemple.
Ils vont rapidement évoluer pour atteindre dès les années 1910 une véritable maturité. Fini l'idée du chariot sans timon, les camions sont conçus avec autant d'attention que les automobiles. On les veux plus performants, plus confortables et capables d'atteindre des vitesses presque équivalentes aux automobiles.
C'est en 1923 que Benz adapte aux camions l'invention de Rudolph Diesel, il adapte cette solide mécanique à "huile lourde" qui montre de grandes qualités sur ces engins. Très robustes, moins gourmands et dotés de plus de couple, les moteurs diesel sont des ensembles parfaits pour ce type de véhicules. revers de ces bénéfices, ils sont bruyants, fumants et moins performants. Mais pour l'usage demandé, ils font largement le job.
Daimler et MAN suivent cette orientation et deviennent rivaux, on va ensuite baisser la hauteur des châssis pour simplifier la manutention et donner plus de confort aux utilisateurs.
En 1926 Benz et Mercedes fusionnent, les deux marques fabriquent des utilitaires et redéfinissent leur gammes, toutefois c'est Benz qui a le plus d'expérience et de savoir faire dans le domaine. La plupart des modèles sont fabriqués dans l'usine de Gaggenau, près de la frontière Française. Mais la crise de 1929 va freiner brutalement les ventes de tous les modèles, dont les utilitaires. Mais Mercedes-Benz tient le cap et présente au salon de Genève 1932 sa nouvelle gamme d'utilitaires, le plus marquant sera le "Lo 2000". C'est une véritable révolution, ce bon à tout faire est compacte et offre 2 tonnes de charges utile pour un poids total de 5 tonnes, un excellent rendement. Ce modèle va aussi mettre en avant son excellent moteur diesel, un ensemble quatre cylindres de 3770 Cc fort de 55 chevaux, il peut rouler à 65 Km/h.
Sa "petite" taille est inédite car auparavant les camions étaient de machines autrement plus encombrantes. Le "Lo 2000" est compact et ouvre la voie à des entreprises plus modestes ne pouvant faire l'acquisition d'un gros modèle encombrant et inadapté à son quotidien. De plus, il consomme moins que on homologue essence, il fait économiser environ 25% de carburant. Moins taxé, il va "écraser" son rival essence qui ne se vendra presque pas avec cette mécanique!
Réalisé avec grand soin, il fait honneur à l'étoile qu'il porte au bout de son capot. Avec sa jolie calandre couverte de chrome et la possibilité de lui offrir une peinture deux tons, ce camion sera produit avec succès jusqu'en 1940. Il s'en vendra 12.253 exemplaires dont à peine 1000 en version essence! Le modèle évoluera au fil de sa carrière et s'offrira même un six cylindres 7.4 litres qui culminera à 95 chevaux. On connaît même un survivant qui affiche 3.200.000 kilomètres à son interminable compteur!
Ce modèle de 1932 convertit en plateau à ridelles ne manquait pas de charme et nous montrait l'importance de ce type de véhicules dès l'invention de l'automobile. Nous en verront d'autres au cours de cette visite, Mercedes ayant été un constructeur prolifique en terme d'utilitaires jusqu'à aujourd'hui encore.

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Message Publié : Jeu Nov 22, 2018 12:21 pm 
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"Ford Mustang "Bullitt"."

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"Pas que du cinéma."

Il y a des noms sacrés dans le monde de l'automobile Américaine, Corvette, Cobra et Mustang. Le dernière est née en 1964 sous l'impulsion de Lee Iacoca. L'idée est de vendre un modèle à la ligne séduisante à un prix canon. Afin de faire des bénéfices sur chaque modèle vendu, on compte sur la générosité du client à piocher dans une interminable liste d'options faite de nombreux éléments de personnalisation. Car si la Mustang de base est vendue à prix cadeau, elle vous offre le menu minceur, un six cylindres de 101 chevaux et le strict minimum côté présentation. Comme sur une Mini aujourd'hui, rare sont les clients à se contenter de petites roues de 15 pouces, de sièges en tissu noir, d'une climatisation mécanique et d'une peinture monochrome. Et bien pour la Mustang c'est pareil et ça va marcher fort, les commandes seront énormes à sa sortie...et les bénéfices juteux.
La Mustang va devenir un modèle phare chez Ford si bien qu'elle va rester au catalogue jusqu'à aujourd'hui et en est désormais à la septième génération. Il y a eu la période euphorique de son lancement, puis elle va à la fin des années 60 se transformer en "muscle car" avant en 1974 de se métamorphoser en voiture de "crise"! Choc pétrolier oblige, la Mustang est redevenue un coupé populaire placide qui à longtemps fait honte. Pourtant elle se vendra très bien aux USA. Au milieu des années 80 elle tente de revenir sur le créneau sportif, si les puissances remontent, la ligne s'est un peu musclée mais manque encore d'allure, oubliée partout dans le monde, elle trouve pourtant aux USA de fidèles clients et il suffit d'y voyager pour se rendre compte qu'il en roule encore beaucoup.
Dans les années 90 elle s'adapte et tente de faire un vrai retour avec quelques petits rappels au passé mais c'est en 2005 où Ford réussi un coup de maître grâce à une génération qui s'inspire fortement des premiers modèles sans sombrer dans le néo-rétro. La voiture est un carton et ça y est l'Europe la désire ardemment! En plus ses moteurs sont généreux et la voiture reprends tous les codes des modèles Américain comme on les apprécie. Look extra, bruit de péniche, puissantes accélérations, équipement généreux et prix contenu, elle avait tout pour réussir et elle réussira! Pour consolider sa légende, elle s'offre en 2008 une série limitée célébrant les 40 ans du film "Bullitt". Vendue à 7700 exemplaires, ce modèle arbore une teinte "Dark highland green" mais est également disponible en noir, drôle d'idée. Les jantes sont inspirées de la voiture du film et les logos sont retirés. Le moteur est un V8 4.6 litres de 315 chevaux.
En 2014, une nouvelle génération débarque et en plus Ford décide qu'elle sera distribuée en Europe. Le look de cette nouvelle version est incontestablement une réussite, la large calandre est projetée vers l'avant, les phares sont légèrement en retrait et le capot est savoureusement travaillé. Les flancs sont marqués par ces galbes au niveau des roues offrant beaucoup de muscle à l'auto. Mais c'est l'arrière avec ce style "fastback" qui frappe le plus, sous cet angle la Mustang affiche une personnalité sans pareil et reprends même les trois feux de la première série. Evidemment ce sont des leds qui les font scintiller et sont même à défilement. Pour parfaire l'ensemble, l'habitacle reprends le style du mobilier des premières générations avec cette double casquette symétrique. Enfin la finition étonne pour une Américaine, elle est de très belle facture et si elle n'égale pas une Allemande, elle à le mérite de régaler le regard.
Ford à eu une drôle d'idée, ne plus lui proposer de six cylindres mais au choix un bloc quatre cylindres (!) Ecoboost 2.3 litres turbocompressé de 317 chevaux où le V8 atmosphérique 3.0 litres de 421 chevaux. Au choix, deux types de transmission, boite mécanique 6 rapports où automatique. Passé 'étonnement, il se révèle que le quatre cylindres est agréable et offre une belle sonorité mais le V8 ne peut être égalé et pour certains, il est indissociable de la Mustang.
En 2017 elle est légèrement retouchée, gagne en équipements technologiques et voit ses puissances évoluer, le quatre cylindre régresse à 290 chevaux tandis que le V8 passe lui à 450.
Et comme nous sommes en 2018 et que le film Bullitt fête son demi-siècle, Ford en profite pour offrir une série limitée à son joujou. C'est la fille en personne de Steeve Mc Queen qui en fait la présentation officielle au salon de Detroit en 2018. On trouve toujours deux teintes, fameux "Dark highland green", et le noir "Shadow black" des jantes au dessin spécifique inspirées de l'originale à travers lesquelles on voit des étriers de frein rouges (ça on pouvait oublier!), une calandre à fond noir sans logo ni cheval et une décoration ronde centrale sur le panneau arrière siglée "Bullitt".
A bord des surpiqûres vertes décorent les garnitures du tableau de bord, la boule du levier de vitesse est de couleur ivoire, un logo "Bullitt" est logé au centre du volant et un cartouche du même nom est placé côté passager.
Le moteur est le V8 mais qui passe de 450 à 481 chevaux, l'échappement a été retravaillé pour extraire un son plus rauque n'roll. Quand à la vitesse maxi, elle s'établit à 262 km/h.
Ford n'a pas dévoilé le nombre d'exemplaires produits mais la quantité sera limitée. Il s'agit pour moi de ma première vue en liberté après l'avoir vue trôner sur le stand Ford du salon de Genève 2018.

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Message Publié : Jeu Nov 22, 2018 5:40 pm 
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"Mercedes-Benz 770 "Grober Mercedes" Pullman Limousine."

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"L'étoile de l'empereur."

Malgré le jeudi noir de 1929, Mercedes ne lâche rien et continue de travailler sur des voitures réservées à une classe sociale très élevée. En 1930 la "770" est lancée, son nom en interne est "W07", la lettre "W" signifiant "Wagen", pour voiture en bon Français. C'est ce que Mercedes peut faire de mieux et de plus cher, un grand châssis à l'empattement de 3750 mm doté d'une suspension semi elliptique reçoit un monstrueux moteur huit cylindres en ligne de 7655 Cc, il fournit 150 chevaux. Mais le top du top est d'opter pour la version à compresseur, elle fournit ainsi 200 chevaux.
Suivant les carrosseries choisies, la voiture atteint les 6 mètres de long et 2 mètres de large, elle est assemblée dans les usines de Sindelfingen. Elle possède cette calandre dominante de très grand format et qui est la signature des Mercedes à l'instar du temple grecque réservé aux Rolls Royce. Habillée, la "770" pèse en général autour de 2.5 tonnes, un monstre, elle est aussi baptisée "Grober" mais capable de dépasser les 160 Km/h, ce qui était stupéfiant pour une telle masse. Disponible sous plusieurs type de carrosseries ouvertes où fermées, elle était livrée avec un équipement complet comprenant entre autre une climatisation et un "intercom" servant à communiquer entre les passagers et le chauffeur.
Modèle destiné aux chefs d'état, diplomates, rois, empereurs, la 770 aura connu deux séries, la première "W107" produite entre 1930 et 1938 et une seconde "W150" entre 1938 et 1943. La rivale principale de cette Mercedes était la Maybach Zeppelin.
Nous allons nous intéresser à la première, souvent carrossée de manière très classique, elle ne faisait pas dans l’esbroufe et restait très sage malgré des dimensions généreuses et une finition de haute volée. La 770 était si chère qu'elle ne sera fabriquée qu'à 117 exemplaires. Ce modèle de 1935 est exceptionnel donc, et à plus d'un titre, ce fût la voiture personnelle de l'empereur du Japon, Hirohito. Comme tout homme de ce rang, se déplacer dans un modèle élitiste est obligatoire et comme Lexus n'existait pas, il fallait voir du côté de l'Europe pour trouver une monture digne de son statut. La cour impériale va commander 5 exemplaires de 770 en version Pullman entre 1932 et 1935 dont une destinée à l'empereur.
Ce modèle a été spécialement personnalisé et fabriqué pour répondre aux attentes de l'exigent commanditaire. D'extérieur elle reste toujours d'une grande discrétion, sa nuance biton de noir et de rouge est à l'époque très à la mode, un classique qui "match" à tous les coups. Notez qu'un fin filet doré délimite les nuances et fait le tour des ailes, le diable se cache dans les détails. On remarque toutefois deux lumières sur le toit en forme d'étoiles, cette fois, rien à voir avec l'étoile Mercedes. Sur les portes arrières est appliqué un chrysanthème doré, c'est l'un des symboles du Japon, il signifie lumière et immortalité.
Le reste est d'origine, Mercedes apporte une protection sur sa calandre pour parer d'une pierre pouvant abîmer le radiateur, de ces imposants pare-chocs à double lame où encore de ces roues elles aussi peines et décorées de dorures avec un soin remarquable. Enfin un pare-soleil teinté extérieur préservait les yeux du chauffeur par beau temps.
C'est à bord que la 770 Pullman de l'empereur a été le plus fignolé. La superbe sellerie en tissu gris offre une large banquette au confort exceptionnel. On peut y faire installer des strapontins et même d'autres sièges pliants montés en vis à vis et disposés le long de la cloison séparant le compartiment chauffeur. Cette séparation est ici ornée d'une vitre coulissante incroyablement ouvragée, c'est spectaculaire! Un magnifique plafonnier en opaline est installé au centre du pavillon et deux autres lumières sont flanquées dans les montants de custodes arrières. On notera aussi que les vitres sont à l'épreuve des balles et que l'ensemble des parties "vitales" de la carrosseries ont été blindées.
Le chauffeur peut lui compter sur ce qui se fait de meilleur à l'époque, un moteur 8 cylindres de 7655 Cc qui ici affiche 150 chevaux, cette version se dispensant de compresseur. Elle peut néanmoins rouler à 150 Km/h, une valeur fantastique pour une si grande auto en 1935.
La 770 de cette génération sera aussi commandée par Hitler où Goering de plus sombre réputation, ces derniers seront de véritables adorateurs de Mercedes mais le musée à préféré éclipsé cette collaboration, ce qui est politiquement "normal" à mon sens. Cette version unique et historique est la propriété de Mercedes depuis 1971. Exposée au public, il est dommage qu'un côté avec les portes ouvertes ne puisse pas faire admirer son habitacle unique et si soigné.

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Message Publié : Ven Nov 23, 2018 12:42 am 
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Belle surprise que de croiser la "Bullitt" :bubu :bubu :bubu , j'adore les détails :plie:

"Cholie aoto" la Mercedes :bubu

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et mégane 3 CC dynamique blanc nacré
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Oui, j'ai ps tout de suite vu que c'était une "Bullitt" tant elle est sobre. :bubu


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Message Publié : Ven Nov 23, 2018 12:40 pm 
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A Automedon...

"Lancia Flaminia Zagato."

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"Le costume idéal."

Après la seconde guerre mondiale, la marque Italienne Lancia a toujours conservé une image chic et gardé une clientèle fidèle tout en étant désireuse de se distinguer dans une auto "différente".
La Flaminia succédera à l'Aurelia en 1957, sa ligne audacieuse offre un dessin particulièrement original à l'arrière grâce à ses ailes surélevées et souvent bicolores, un trait marquant qui accentue l'élégance de cette très confortable berline motorisé par un moderne V6.
La gamme va alors s'enrichir d'autres modèles tout aussi élégants dont plusieurs Coupés, un dessiné par Pininfarina, un autre par Zagato et un troisième par Touring, faites votre choix! Des voitures chères mais à a signature prestigieuse et aux lignes toujours extrêmement soignées.
C'est la Zagato qui nous intéresse ici, elle se voit commercialisée en 1958. Signée Ercole Spada, sa ligne élégante est une véritable réussite prouvant que les modèles sortant de chez Zagato ne sont pas toutes forcement farfelues. Pour l'anecdote, Ercole Spada a aussi dessiné l'Aston Martin DB4 GT qui possède bien des similitudes visuelles avec cette Lancia. Proportions parfaites, coup de crayon assuré, la voiture basse offre une assise sans faille mais n'est pas spécialement taillée radicalement comme une sportive, c'est une confortable GT à la ligne impeccablement agencée. Son long capot abrite en bout d'ailes de grands phares ronds, la petite calandre rectangulaire chromée n'en fait pas des caisses et l'entrée d'air du capot laisse augurer une mécanique à la hauteur de son sculptural dessin. Le pavillon au double bossage est presque un "tic" obligatoire pour un modèle signé du "Z" quand à la poupe à la descente parfaite, elle abrite deux feux ronds subtilement enchâssés dans les ailes arrières, superbe! Fin du fin, la visibilité est parfaite grâce à de fins montants de custodes et une lunette arrière panoramique qui apporte beaucoup de luminosité à son bord. Elle prouve que les productions portant le "Z" Milanais ne sont pas toutes systématiquement brutales où violentes à regarder, badgée Pininfarina, elle n'aurait choquée personne! Notez enfin que l caisse fait appel à de l'aluminium qui fait significativement baisser son poids.
A bord, c'est la grande classe, finition soignée, équipement à la hauteur et planche de bord simple mais efficace. De plus des passagers peuvent s'installer à l'arrière et un coffre leur permet même d'emporter quelques bagages.
On retrouve le V6 de la berline Flaminia, ce bloc 2.5 litres alimenté par 3 carburateurs délivre ici 119 chevaux, un autre 2.8 litres arrivera plus tard et il affichera 152 chevaux, il offre évidemment des performance revues à la hausse. La barre magique des 200 Km/h est à sa portée.
On estime à 174 le nombre de modèles vendus, le prix d'un tel modèle était équivalent à celui de trois Citroën DS et plus onéreuse encore qu'une Jaguar, pour vous dire à quel point elle était onéreuse.

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Message Publié : Ven Nov 23, 2018 4:47 pm 
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A Stuttgart...

"Mercedes-Benz 500K Spezial Roadster."

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"La beauté incarné."

L'histoire débute en 1933, lors de la présentation par Mercedes de la 380 K, un modèle qui remplace la série des "SS" et qui en profite pour se civiliser et offrir aussi du confort, l'une des faiblesses de la "SS".
Ici le "K" correspond au mot "Kompressor" car à cette époque, le turbo n'existait pas encore et son ancêtre était un compresseur dont la finalité se révélait quasi identique. Ce gavage est toujours utilisé par Mercedes de nos jours, Mini en avait également doté sa Cooper S, lui offrant une sonorité si particulière à l'accélération. Cette innovation est le fruit du travail de Paul Daimler et Ferdinand Porsche qui l'imposèrent en série dès 1921.
Cette 380 était équipée d'un moteur à huit cylindres en ligne et de soupapes en tête, une pièce de haute technologie à l'époque qui en plus bénéficiait d'une suspension à quatre roues indépendantes, une première.
Mais la voiture se révèle assez lourde et fragile, Mercedes devra augmenter sa cylindrée pour encaisser la puissance du moteur, la 500 K apparaît alors en 1934.
Désormais fort de 160 chevaux, le nouveau bloc de 5 litres respire enfin pleinement, la voiture fait l'unanimité et s'impose comme une référence. Ce modèle était alors disponible sous plusieurs formes de carrosserie, toutes plus belles les unes que les autres, ces autos étaient en revanche de vraies voitures de luxe vendues à des prix délirants et réservés à l'élite mondiale qui n'hésitera pas à mettre la main au portefeuille pour acquérir ces modèles exclusifs.
Sa construction ne s'étalera que sur deux années et en 1936, sa carrière est déjà terminée, il en sera vendu alors 342 exemplaires.
En 1936 est présentée au salon de Paris sa remplaçante, la 540 K. Mercedes monte d'un cran le niveau déjà très élevé de la 500. Le moteur est toujours le huit cylindres en ligne compressé, il développe 115 chevaux en utilisation "normale" mais une fois le compresseur "Roots" en route, la puissance bondit à 180 chevaux. Ce dernier pouvait s'enclencher à la demande du conducteur où lors des phases de grandes accélérations, la voiture pouvant atteindre les 170 Km/h.
Le châssis de la 500 a été retravaillé et allégé mais reste en gros le même revu et corrigé. Disponible en berline, coupé où cabriolet, la 540 K pouvait recevoir au choix trois châssis, deux longs et un plus court, toutes sont assemblées dans les usines de Sindelfingen.
Le soin apporté à la finition et au luxe des accessoires était au sommet de ce qu'il était possible de faire à l'époque, matériaux somptueux comme le cuir et le bois mais aussi de la nacre pour orner la planche de bord, extraordinaire! Avec cela s'ajoute un assemblage parfait et des chromes d'une qualité sans faille, quelle voiture mes amis et quel look!
Plus facile à conduire que la "SS" qu'elle remplace, la 500 K permet aux femmes de prendre le volant de cette voiture fabuleuse, elles étaient très peu c'est vrai à pouvoir s'offrir cet objet fantastique qui symbolisait sans doute ce qui se pouvait se faire de plus désirable au milieu des années 30.
Au total, 342 voitures seront commercialisées sous 8 formes de carrosseries et trois tailles de châssis. La Spezial Roadster, comme celle qui est ici exposée aura eu une production de 34 modèles, cette version est certainement la plus séduisante avec cet arrière allongé et étiré qui lui offre un style inimitable, une merveille pour la rétine. C'est simple, elle est sublime sous tous les angles, preuve que les modèles des années 30 ne sont pas tous tristes et dessinés comme des briques de "Lego".
De devant, on reste subjugué par le travail du galbe des ailes, c'est presque un papillon vu de face. Elles ne font qu'une pièce avec les marchepieds pour relier les ailes arrières dans une sublime double vague d'une exquise beauté. Des touches de chrome s'offrent même le luxe de les mettre encore plus en valeur. On retrouve la traditionnelle calandre tout en hauteur et dominée par son étoile. Les grands phares sont reliés entre eux par une barre transversale qui reçoit en son centre un feu additionnel. Les massifs klaxons logés en dessous scintillent de tout leur chromes, un matériau abondamment utilisé sur la 500 K. Le capot très allongé s'offre trois longues striures argentées qui sont de fins grillages permettant de refroidir la mécanique, sur le côté droit émergent les deux tubulures d'échappement.
On retrouve cette abondance de chrome sur de nombreuses baguettes plaqués sur les flancs et les marchepieds, les feux de pénétration latéraux ont une autre fonction, celle de rétroviseurs extérieurs. Notez aussi la découpe des vitres arrondie qui dynamisent le dessin une fois la capote ouverte et les vitres remontées. Cette capote d'ailleurs se dissimule enfin sous un cache couleur caisse, ce que les premiers modèles n'avaient pas. Cette astuce apporte une finesse remarquable à l'allure de la voiture.
Mais l'arrière est sans doute le coup de génie, incliné, étiré, il se décore de 5 baguettes dont deux qui servent de poignées pour ouvrir le spider servant soit de coffre, soit de banquette supplémentaire. On y accède en montant avec précaution par deux superbes marchepieds situés à l'aplomb des deux demi pare-chocs finement ouvragés, un véritable travail de ferronnier. Deux roues de secours sont mises juste derrière quasiment à l'horizontale, cet accessoire qui pourrait nuire au dessin lui donne ici même encore plus de cachet, décidément cette 500 K Spezial Roadster, c'est la beauté incarné.
Ce modèle de 1936 est équipée du moteur 8 cylindres en ligne de 5018 Cc offrant une puissance de 160 chevaux, elle peut atteindre 160 Km/h.
Si elle était l'une des automobile les plus chères du monde, elle le méritait amplement, il s'agissait sans doute de l'une des plus belle qu'il était possible de s'offrir. Et sa mécanique fabuleuse achevait ce tableau idyllique qui n'avait qu'un défaut, se montrer inaccessible à l'immense majorité de le population. Mais comme dans tout musée, la contemplation suffit aux visiteurs, il ne viendrait à personne l'idée de vouloir repartir du musée d'Orsay en ayant acheté une toile exposée! Quoi qu'il en soit, cette Mercedes est à mon avis l'une des plus belles jamais fabriquée par la marque, elle sera peut être mon coup de foudre de cette visite.

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