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Message Publié : Mer Jan 22, 2020 11:42 am 
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guigui276 a écrit :
et le proto Montreal exceptionnel tiens d'ailleurs j'en ai shooté une ce dimanche, je l'avais déjà croisée à Auto Moto Rétro Rouen il y a quelques années :love:

C'est en plus une auto qui fait l'objet d'un article dans le dernier numéro d'Auto Retro, la belle est orange, miam!


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Message Publié : Mer Jan 22, 2020 11:45 am 
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On continue de regarder ces amusantes petites vitrines.

Alors, qui va gagner?

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Les fourberies d'escarpins.

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Dallas, ton univers impitoyable.

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My name is Bond...

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Message Publié : Mer Jan 22, 2020 12:29 pm 
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"Cadilac Elorado Convertible."

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"Le monde perdu."

Fleuron de la gamme Cadillac, l'Eldorado aura été commercialisée de 1953 à 2002 sous 11 générations. On remonte le temps pour évoquer ici la troisième série qui ne restera que deux années au catalogue du constructeur Américain, en 1957 et 1958.
C'est en quelque sorte l'aboutissement de la seconde génération dont elle reprend les formes assez arrondies mais en s'étirant un peu avant le mythique et le plus connu des modèles de 1959. Cet immense paquebot sera vendu sous diverses formes, une berline, un coupé et un flamboyant cabriolet comme ici.
Côté style, on fait dans le lourd, du très lourd même. Une grosse et large calandre chromée pleine de petits embouts ronds et incorporant les inévitables butoirs en forme...de poitrine féminine! Ils sont désormais recouverts de caoutchouc (sortez couvert!) mais font toujours un effet saisissant pour tout ceux qui les contemplent et se demandent encore comment il était possible de mettre autant de pièces décoratives aussi inutiles...qu'indispensables! Signe très caractéristique de cette série, la double paire de phares qui élargit visuellement la voiture et la modernise. De profil la ligne exhibe de larges et belles échancrures au niveau des passages de roues, un pare-brise panoramique mais surtout de gigantesques ailerons à l'arrière. Sur la poupe se trouve quatre minuscules feux ronds en bouts d'ailes au dessus des extrémités du pare-choc à travers duquel sont subtilement dissimulées les sorties d'échappement. L'ensemble de la voiture est parée de chrome semblant étirés par le vent sur toute la carrosserie, ça brille comme jamais, viva Las Vegas! Et comme si ce n'était pas encore assez, le client pouvait opter pour un optionnel "Continental kit" constitué d'un emboutit rajouté à l'arrière sur lequel est incorporé la roue de secours, je crois que côté déco, on ne pouvait faire plus surchargé! Mais pour vous faire une idée, contemplez-le ici, ce modèle s'en est offert un.
Il se dégage de cette voiture une impression étrange, de la lourdeur mais aussi un côté aérien indescriptible non dénué d'élégance malgré tout. Avec des innombrables figures de style recouvertes de chrome par kilos, l'Eldorado 57/58 pourrait être à elle seule un catalogue d'accessoires de décoration automobile.
L'habitacle spacieux (un minimum vu la taille de la péniche) est hyper ouvragé, de nombreux habillages colorés peuvent recouvrir les garnitures de ce modèle mais tout un catalogue permettait au client de choisir les matières et couleurs pour se faire un modèle à la carte. Je vous laisse le soin ici d'admirer les innombrables pièces d’accastillage qui décorent chaque recoin des garnitures et les diverses matières utilisées, un monde perdu surtout quand aujourd'hui la référence est le plastique moussé noir teuton. J'en suis presque à me dire une ritournelle que je déteste tant, "ah, c'était mieux avant!". Non Bubu, tu passes du côté obscur de la nostalgie! Quand à l'équipement, il était ultra complet et représentait ce que l'on pouvait faire de mieux en la matière.
Pour 1957, le V8 6.0 litres développe 325 chevaux, là encore il a pour lourde tache de mouvoir cette carcasse d'acier de plus de deux tonnes. Mais si ça semble déraisonnable, la jolie, fine et vertueuse Tesla Model S de votre voisin est encore plus lourde! Mais ses batteries seront elles tout aussi vertueuses au moment de les recycler?
En 1958 peu de changements pour ce millésime à part quelques détails, le moteur gagne 20 chevaux et en développe désormais 355. Pour la petite histoire, sachez que sur commande spéciale le cabriolet pouvait être équipé d'un système de fermeture automatique de sa capote dès que de l'eau tombait sur la carrosserie grâce à un capteur, énorme non?!
Il n'est pas fréquent de croiser ce type de modèles en France car totalement inadapté à nos routes, quasi impossible à garer et dont il faut sans cesse remplir le réservoir lors de la moindre escapade. Ce très beau modèle rose datait de 1958, époque glorieuse et quasi apogée du style Américain, un mythe qui hélas s’effondrera par la suite à l'image de certaines civilisation oubliées.

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Message Publié : Mer Jan 22, 2020 4:26 pm 
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Message Publié : Mer Jan 22, 2020 4:44 pm 
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Oui, c'est pas franchement beau où harmonieux mais c'est assez rare.


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Message Publié : Mer Jan 22, 2020 4:54 pm 
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Histoires cochonnes.

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L'habitat originel du Hummer qui hélas servait bien trop souvent à parader en ville...

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Money, money, money.

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Message Publié : Mer Jan 22, 2020 8:17 pm 
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Pour terminer ce tour d'horizon, ne passons pas à côté de la légendaire reine des Rallye dessinée aussi par Gandini, la Lancia Stratos.

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Le maestro face à une de ses plus grande réussite, la Carabo.

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Message Publié : Mer Jan 22, 2020 8:34 pm 
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"Lamborghini Countach 25Th Anniversary."

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"La fin des temps.."

Marylin Monroe, James Dean, nombreuses sont les icônes à nous avoir quittés jeunes en pleine gloire. Elles garderont à jamais un instantané intact, un visage parfait que le temps ne pourra jamais leur dérober. Faut il disparaître à son zénith pour laisser à jamais une trace dans l'histoire? Chez Lamborghini, cette question a sûrement été évoquée à maintes reprises dans ces années 80 si incertaines.
Pourtant tout commençait comme un compte de fée, la sortie de la Countach en 1973 laisse les journalistes et amoureux d'automobiles sur le c*l! Celle qui remplace la Miura n'est autre que le délirant concept-car présenté deux ans plus tôt au salon de Genève qui voit le jour sous la même forme, quel choc! Gandini à frappé si fort que son uppercut va faire du mal à son ennemi juré, Ferrari. La Countach c'est de la folie, une soucoupe roulante qui symbolise la ligne en coin des années 70. Tout y est, angles vifs, prises d'air multiples, phares basculantes, portes en élytre, le tout sur un ensemble au ras du sol où il faut se baisser pour monter à bord. C'est aussi là que l'on trouve les limites de l'engin, visibilité nulle hormis à l'avant et un mobilier qui pourrait sembler révolutionnaire s'il était signé Starck...sauf qu'ici c'est de l'artisanat automobile Italien, je ne vous fais pas un dessin...
Mais comme toujours c'est le cœur de ces modèles qui entretiennent le rêve et ici le V12 de 4.0 litres sortait 375 chevaux, c'était colossal en 1973. Du brutal aussi, aucune assistance, des commandes digne d'un engin de chantier de l'époque mais qui participent à l'ambiance et ne font qu'accentuer le sentiment de vitesses, c'est du sans filtre.
Le public est conquis mais peu peuvent l'acheter, cette nouvelle égérie est élitiste. Mais une voiture si folle trouve toujours des clients si bien que Lamborghini va réussir son coup, les commandes sont suffisamment nombreuses pour faire tourner la fabrique à plein régime.
La Countach va marquer tout le monde, elle devient une référence pour beaucoup et surtout ceux qui ne l'ont jamais prise en mains car c'est une voiture exigeante, pas du tout polyvalente, impossible à faire évoluer en milieu urbain et frustrante sur voies rapides...oui, rouler à 130 Km/h derrière une Twingo, ça vexe un peu, la Countach est en plus un gouffre. Oui, les icônes sont des diva et comme ces stars qui nous font fantasmer, elles nous décevrait certainement à une vitesse que l'on ne soupçonnerait pas. Faut il toujours réaliser un fantasme, même si l'on en a les moyens, je vous laisse seul juge mais le rêve est rarement à la hauteur de nos espérances.
Chez Lamborghini, la Countach va devoir affronter sa pire épreuve, le temps. Avec le temps, oui vous connaissez la chanson, le belle de Sant'Agata va devoir se repoudrer le nez et faire des exercices afin de rester toujours aussi attrayante et conserver des performances hors du commun. En 1978, celle qui était née sous le petit nom de "LP400" devient la "LP400S", pour beaucoup, c'est la version de trop, pourtant ce n'est qu'un début. Cette version inaugure des pneus ultra large qui oblige la muse à se voir greffer d'énormes élargisseurs d'ailes. On en profite pour la moderniser dans les détails, une jupe avant est montée et ces petits riens qui font tout dénaturent pour beaucoup de coup de crayon magique de Gandini, surtout avec l'aileron optionnel qui sera certainement l'un des plus marquant de l'histoire.
La suite sera plus calme, il faudra s'habituer à cette Countach des années 80 et pour ne pas ternir le tableau, nombreux sont les amateurs à préférer ces modèles.
Mais en 1988, c'est un tragique coup de bistouri à Sant'Agata qui va frapper la Countach. Pour célébrer les 25 ans de la marque, les responsables vont remodeler le vaisseau spécial Italien...sauf que le chirurgien devait avoir peut être trop abusé sur le Chianti. Récupérant la base de la "5000 QV", on va lui imposer nombre de modification (in)esthétiques sensé lui rendre sa jeunesse passé, quelle erreur! Voyons ça dans le détail. Une nouvelle jupe avant s'équipe de feux longue portée au dessin différent, les côtés de cet appendice sont eux aussi redessinés avec un strie aiguisé, cet artifice sera dupliqué partout, beurk! Ils sont présents sur ces bas de caisse inédits qui n'allègent en rien sa plastique mais aussi sur ces nouvelles écopes d'air situées à l'arrière des petites vitres de custode. Mais le pire est à l'arrière, désormais elle reçoit un pare-choc, il était j'imagine destiné à poursuivre le kit carrosserie dans la continuité des bas de caisse. Coup de canif final dans la toile de maître, les feux arrières replâtrés d'une manière calamiteuse, mon beau frère Jacky aurait fait mieux! Ah oui, j'allais oublier l'énorme bosse sur le capot arrière, si on ne voyait pratiquement rien avant pour manœuvrer, là c'est plus rien tout court!
Mon dieu, quel massacre cette version qui se devait être collector et limitée. Enfin limitée, pour un modèle dit anniversaire, c'est un peu du bluff car elle sera proposée entre 1988 et 1990 pour un tirage certainement hasardeux à 650 exemplaires.
Alors y gagne t'on quelque chose sur les performances comparé à la "5000 QV"? A vrai dire non, le V12 5167 Cc affiche 455 chevaux et les chiffres ne bougent quasiment pas...bon, relativisons, ils sont quand même toujours d'actualité en 1988, la Countach demeure un véritable engin de dingue!
En fait, c'est la fiabilité qui va y gagner. Pourquoi donc? En fait le kit carrosserie aura un impact positif sur l'écoulement de l'air, la mécanique sera ainsi mieux refroidie, ce sera le seul véritable bénéfice de cette série bien spéciale. Ce modèle noire à l'intérieur blanc sera la dernière voiture de cette rétrospective dédiée à Marcello Gandini et aussi l'ultime modèle de cette série au musée de Turin, endroit que je vous conseille si vous avez l'occasion de passer dans le coin.

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Message Publié : Mer Jan 22, 2020 10:52 pm 
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Dommage, pas bien mise en valeur :roll: ...

Merci pour la visite, très sympathique musée :bubu

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Message Publié : Jeu Jan 23, 2020 11:07 am 
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Oui, un très bon musée. :bubu
Allons voir le suivant... :Ouais1:


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Message Publié : Jeu Jan 23, 2020 11:11 am 
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Retour en Italie en juin dernier. Après la visite du musée de Turin, nous allons au fief d'Alfa Romeo à Arese.
Ici se trouve le musée de la marque...

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Alfa Romeo qui est dans le groupe FCA et qui serait peut être bientôt dans celui de PSA.
Du coup j'avais anticipé ma voiture de location aux USA en photographiant ce Jeep Compass.

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Allez, entrons.

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Message Publié : Jeu Jan 23, 2020 12:12 pm 
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"Talbot Solara 1.5 "Pullman"."

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"Comme un goût de surgelé."

Peugeot exhume en 1978 un nom prestigieux venu tout droit du passé, Talbot. Cette marque Franco-Britannique qui voit le jour en 1903 disparaît en 1960 sans vraiment mourir car détenue et mise au congélateur par Simca. On connaît la suite, Simca est repris par Peugeot qui range à son tour sa marque au fond du bac à légumes et fait décongeler Talbot! Ce nom plus chic et connu en Angleterre devait être un atout mais les deux marques ne pourront pas cohabiter ensemble et vendre des produits concurrents dans les mêmes concessions. Talbot retourne au rayons surgelés dix ans plus tard et on évoque depuis peu son retour sous un label bas de gamme pour la marque au lion, à suivre.
Retour à la fin des années 70, Talbot est (déjà!) en difficulté, il faut recycler les anciens modèles pour faire croire que la gamme évolue mais faire du neuf avec du vieux passe un moment.
La Solara, c'est en fait une 1510 à coffre, mais la 1510, c'était déjà une Simca 1307 remise au goût du jour, donc sa conception commence à vraiment dater...
Apparue en 1980, cette auto n'apporte rien de novateur mais essaye de rester dans l'air du temps. La Solara est une classique berline à 3 volumes dont la ligne n'a pas du faire passer des nuits blanches aux stylistes, quelques coups de crayons, une règle et une équerre suffiront à figer le dessin de cette bien banale berline. C'est une grande Horizon où une petite Tagora. L'avant est fait d'un capot sans relief, de gros phares rectangulaire de clignotants positionnés à côtés et d'une calandre sans la moindre inspiration. Le bouclier est lui en plastique. De profil la voiture offre une ligne d'une grande sagesse avec de longs porte à faux et de généreuses surfaces vitrées. Les montants sont fins ce qui favorisait largement la rétrovision. Pour le reste, quel ennui! N cherchons pas mieux à l'arrière où on découvre une malle lisse, de grands feux rectangulaires encadrant la plaque d'immatriculation et un épais bouclier, bref, on a assemblé des volumes façon "Tetris", ra-tio-nnel! C'est aussi l'époque où le plastique se généralise et devient moderne, on enlève alors un maximum de chromes et l'apport de boucliers en "ABS" noir où gris donne un aspect contemporain à l'auto à défaut d'être original.
L’intérieur est lui aussi baigné de plastiques, c'est dans l'air du temps mais pas franchement flatteur et peu qualitatif. Reste que la présentation est avenante et qu'un petit effort a été fait dans la présentation, on note une curiosité comme les aérateurs disposés sur un bandeau horizontal. Talbot joue alors sa carte de l'équipement toujours un un peu plus généreux que ses rivales généralistes, il faut bien attirer le client comme on peut. Là encore le style n'a pas semblé être la préoccupation première des ingénieurs fort pragmatiques avec cette voiture.
Ce sont 4 versions qui sont proposées au départ, les "LS", "GL", "GLS" et "SX". Chaque version à son moteur et dans l'ordre on trouve les puissances suivantes, 70, 85 et 88 chevaux, la "SX" étant une "GLS" à l'équipement plus abondant.
Malgré sa banalité, la Solara voit ses ventes débuter correctement et pour donner un petit coup d'accélérateur, on lui ajoute en 1983 deux séries spéciales, l'"Executive" et la "Pullman", c'est cette dernière que je vous présente.
La "Pulman" est une série limitée à 2000 exemplaires et est reconnaissable à sa peinture deux tons. Au choix on trouve "Gris Futura"/"Rouge de Chine" et "Brun Tibétain"/"Brun Colombie", c'est cette version que vous pouvez voir ici. Les deux couleurs sont délimitées par un filet. Des stickers "Pullman" sont positionnés sur les ailes arrières et un logo "T" est posé à côté du nom de la voiture, sur le coffre. Les pare-chocs sont peints couleur caisse et eun filet argenté y est associé. On note aussi la disparition des baguettes latérales. Enfin elle s'offre des jantes en alliage "Pedrini" de 13 pouces. Non, franchement elle avait un look sympa cette version, bien plus qu'une version standard.
Derrière les vitres teintées (et oui, si aujourd'hui toutes les voiture en ont, à l'époque c'était un luxe facturé en option!) de série, on trouve une belle sellerie en velours beige clair qui égaye l'habitacle et des garnitures assorties. Elle possède un pré-équipement radio (branchements, antenne et enceintes...mais pas de poste!) et des appuie-tête arrières, le "must" des grandes routières et un rétroviseur réglable de l'intérieur. Mais malgré sa belle présentation, l’équipement fait l'impasse sur les vitres électriques, la fermeture centralisée où bien encore la direction assistée et les enrouleurs de ceintures à l'arrière.
Un seul moteur proposé, le 1440 Cc de 70 chevaux, le plus petit de la gamme. Avec sa boite à 4 vitesses, elle pointe malgré tout à 157 Km/h grâce à un poids à peine supérieur à la tonne. Mais on prix attractif et sa présentation attirante en faisait un choix pertinent.
Mais hélas, Talbot à cette époque remplace la marque Simca et la fusion avec Peugeot désoriente la clientèle qui préféré se tourner vers des "valeurs sûres" comme la Peugeot 305 où la Renault 18, la Solara en paiera les pots cassés et en 1986, fin de l'aventure Solara et fin aussi de la marque Talbot, Peugeot ne pouvant plus jongler avec deux marques concurrentes et rivales, il fallait en "sacrifier" une.
Oubliée, les Solara ont disparues de la circulation. Certaines on été conservées, souvent comme première main et seront sauvées par des amoureux des causes perdues. Sans doute le cas de cette rare "Pullman" dont il ne doit subsister qu'une poignée d'exemplaires.

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Message Publié : Jeu Jan 23, 2020 5:09 pm 
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A Arese...

Alors je vais faire la visite en respectant non pas le sens mais la chronologie...

Remontons le temps.

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"A.L.F.A 24HP Torpédo Castagna."

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"Les premiers tours de roue."

Le 24 juin 1910 est un jour à marquer d'une pierre blanche pour Alfa Romeo, c'est sa date de naissance. Le gouvernement Italien veut une marque nationale, elle prends le nom d'A.L.F.A pour "Anonima Lombarda Fabbrica Automobili". En réalité, c'est le fabricant et industriel Français Alexandre Darracq qui possède les infrastructures. Mais sa filiale Italienne n'est pas aussi lucrative qu'espéré, il la revends en 1909 à un groupe de financiers Italiens. Ces derniers mettent au point une nouvelle automobile dans l'usine de Portello et ainsi est mise sur la marché en 1910 l'A.L.F.A 24HP. Basée sur un excellent châssis et doté d'une belle mécanique 4 cylindres de 4084 Cc sortant 42 chevaux, la 24HP était une base de grande qualité qui fera rapidement ses preuves. Capable de franchir les 100 Km/h suivant les habillages des divers carrossiers habillant ce châssis, la 24 HP sera vue comme l'une des meilleurs auto de son époque.
En 1911 une 24HP "Corsa" est inscrite à la célèbre "Targa Florio". Pesant 870 kilos, les A.L.F.A étaient capable de dépasser les 110 Km/h. Les deux modèles hélas devront abandonner mais participer à un tel événement était déjà en soit une belle publicité.
La puissance de la 24HP augmentera au fil des des ans, 45 chevaux en 1915, 19 chevaux en 1914. En 1915 Nicolas Romeo devient propriétaire de d'A.L.F.A et la marque devient Alfa Romeo à partir de cette année là.
Produite sous l’appellation 20/30 HP dès 1914, cette Alfa Romeo sera produite jusqu'en 1920, la 24HP elle sera fabriquée jusqu'en 1913 et sera vendue à environ 200 exemplaires. La plupart seront parées de cette version Torpédo qui est ici construite par Castagna. L'allure est celle des grandes automobiles de cette époque, c'est à dire simple et rationnelle. Le style à proprement parler n'existe pas, on habille un châssis avec un minimum d'éléments de carrosserie en cachant la mécanique et en protégeant comme on le pouvait le conducteur et ses passagers. La voiture n'avait qu'un seul but, vous déplacer sans l'aide d'un animal et avec le plus de confort possible, le reste viendra plus tard. Un effort est toutefois apporté à la calandre qui est souvent le symbole d'une marque. Le capot s'aligne avec elle puis un pare-brise sert...à parer la brise! Les lanternes en laiton à acétylène servent plus à être vu qu'à voir et les épais marchepieds servent de marche pour grimper dans ces hauts châssis qui vous donnent accès un de véritables fauteuils et canapés de salon en cuir capitonné. Le conducteur ne dispose pas de planche de bord, les deux manomètres sont fixés sur le bas de la cloison de séparation du moteur. Le bois est utilisé comme support aux éléments métalliques, il est une part importante des matériaux utilisés. Comme il est trop compliqué de construire un grand pavillon, on préfère utiliser une capote plus simple et moins onéreuse à mettre au point et à construire. Les roues "artillerie" sont en bois peint tout comme la voiture, le seul véritable élément personnalisable d'une automobile.
Ce bel exemplaire de 1910 possédait une jolie patine et est surtout la toute première Alfa de l'histoire.

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Classe :bubu , et la Solara Pullman aussi :wink: , même si elle fait plus boîte à savon que les Américaines présentées juste avant :lol:

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C'est pas le même délire! :lol2:


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